C'est lors d'un déplacement sur le site de Naval Group à Indret, en Loire-Atlantique, qu'Emmanuel Macron a officiellement dévoilé mercredi 18 mars 2026 le nom du futur porte-avions de nouvelle génération : France Libre.

En choisissant ce nom, le président de la République a voulu s'inscrire "dans la filiation du général de Gaulle", en référence au mouvement créé par le général lors de son appel lancé sur les ondes de la BBC le 18 juin 1940. "L'esprit français est un esprit de résistance, avec la volonté de résister pour demeurer libre", a déclaré le chef de l'État devant les personnels de Naval Group et les représentants de la Marine nationale.

"Pour être libre, il faut être craint, et pour être craint, il faut être puissant." — Emmanuel Macron, Indret, 18 mars 2026

Jusqu'à cette annonce, le navire était connu sous l'appellation de PANG — Porte-Avions Nouvelle Génération. D'autres noms avaient circulé dans les milieux de la défense : Richelieu, Simone Veil ou encore François Mitterrand. Le choix de France Libre a été gardé secret jusqu'au dernier moment.

Destiné à remplacer le Charles de Gaulle à l'horizon 2038, le France Libre changera d'échelle : 310 mètres de long, 80 000 tonnes, soit près de deux fois la taille de son prédécesseur. Il pourra embarquer une quarantaine d'aéronefs et sera équipé de trois catapultes électromagnétiques EMALS — une première pour la Marine nationale.

Le coût total du programme est estimé à environ 10 milliards d'euros sur une vingtaine d'années, mobilisant jusqu'à 14 000 emplois au pic du chantier, répartis sur les sites de Saint-Nazaire, Cherbourg, Brest et Indret.

La cérémonie du 18 mars intervient huit jours après le déplacement présidentiel à bord du Charles de Gaulle en Méditerranée orientale — une séquence de communication soignée autour du renouvellement de la puissance navale française.